Les Huit Béatitudes... (.fr)

E. FOX, Georges Chevrot, B. Graham, Matthieu...
  Si la plupart des gens tirent relativement peu de profit de leur étude de la Bible, c'est qu'il leur manque La Clef Spirituelle des Ecritures.
(Emmet FOX, Cork 1886 / Paris 1951)

  Un des épisodes les plus affligeants de toute la littérature, c'est l'histoire du Jeune Homme Riche, qui manqua la plus belle occasion du monde et "s'en alla tout triste, car il avait de grands biens". Cette histoire est celle de l'humanité en général. Nous refusons le salut que nous offre Jésus, non que nous possédions beaucoup d'argent ou de biens matériels - les riches ne forment qu'une minorité - mais parce que nous avons de "grands biens" d'une autre nature :
  nos idées préconçues,
notre confiance en notre propre jugement,
notre attachement à nos opinions habituelles,
notre orgueil,
notre fidélité sentimentale ou intéressée à certaines institutions ou organisations;
et nous possédons aussi des HABITUDES DE VIE que nous n'avons aucun désir de sacrifier;
nous avons des soucis d'amour-propre,
nous craignons le ridicule et l'opinion d'autrui,
nous nous accrochons aux droits acquis, aux honneurs et aux vanités de ce monde. Et toutes ces possessions nous retinnent enchaînés au "rocher de douleur exilés de la Sagesse, exilés de Dieu".

Le Jeune Homme Riche est un des personnages les plus tragiques qui aient jamais existé, non pas à cause de ses richesses, - car la richesse en soi n'est ni bonne ni mauvaise, - mais du fait que son coeur était asservi à cet "amour de l'or" qui est à la source de tous les maux. Il aurait pu posséder des millions; si son coeur ne leur avait pas été asservi, il lui eût été aussi facile qu'au plus pauvre des mendiants d'entrer dans le "Royaume des Cieux" ; mais il avait mis sa confiance en ses richesses, et alors la porte se ferma devant lui.

Pourquoi donc le Message du Christ fut-il si mal accueilli des prêtres de Jérusalem ?

Parce qu'ils possédaient de "grands biens" : leur science de rabbins, les honneurs publics, leur autorité sur la foule, les fonctions officielles importantes attachées à leurs titres. Pour accepter L'ENSEIGNEMENT SPIRITUEL de Jésus, il leur eût fallu commencer par sacrifier toutes ces jouissances. Il est heureux que LES SIMPLES et LES HUMBLES qui écoutaient alors le Maître aient été dépourvues de tels biens, car ils n'eussent point connu la Vérité.

Comment se fait-il que, dans les temps modernes, lorsque reparut ce même Message du Christ affirmant à nouveau l'IMMANENCE de Dieu, la possibilité pour tous d'y avoir accès, la présence de la Vérité Divine en l'âme de tout homme, comment se fait-il que, de nouveau, ce furent les simples et les ignorants qui l'accueillirent avec joie ?

Pourquoi les chefs reconnus de la religion ne furent-ils point ceux qui le communiquèrent au monde ?

Pourquoi Oxford, Cambridge, Harvard ou Heidelberg ne furent-ils point de grands centres de diffusion de cette connaissance essentielle - la plus importante de toutes les connaissances ?

La réponse est toujours la même : c'est parce qu'ils possédaient de "grands biens" : leur orgueil intellectuel et spirituel, leur suffisance, leur assurance personnelle, leurs honneurs académiques et leur prestige social.

Rien de ce genre n'embarrasse les PAUVRES EN ESPRIT, soit qu'ils n'aient jamais connu ces jouissances, soit qu'ils les aient méprisées, alors que se développait leur vie spirituelle. Ils sont libérés de "l'amour de l'or et de la pro-priété", du souci de l'opinion publique et de la crainte de la désapprobation de leurs amis ou de leurs proches; ils ne sont plus sous le joug d'une autorité humaine, si auguste soit-elle; ils n'ont plus cette confiance naïve en l'infaillibilité de leurs opinions personnelles; ils en sont venus à reconnaître que leurs croyances étaient peut-être fausses, et qu'il se pourrait bien que leurs idées les plus chères eussent besoin d'être révisées. Ils sont prêts à RECOMMENCER PAR LE COMMENCEMENT et à refaire L'APPRENTISSAGE DE LA VIE.

Emmet FOX (1886-1951),
extrait de la brochure Les Béatitudes,
disponible dans le livre La Clef du Succès dans la Vie, Le Sermon sur la Montagne

  Si la plupart des gens tirent relativement peu de profit de leur étude de la Bible, c'est qu'il leur manque La Clef Spirituelle des Ecritures.
(Emmet FOX, Cork 1886 / Paris 1951)